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: Women singing adwar -2- Asma al-Kumsareyya again



fredlag@noos.fr
04-06-2006, 12:34
I imagine Abu Alaa' will like this one : this is Dawud Husni's dor "Fu'adi Amro 3agib" sung on 4 sides (!) by Asma al-Kumsariyya, and I think she really does a good job of it. Notice how she chose a tabaqa a little bit to low for her, forcing her to end the qarar sentence in gawab instead of the basic key, both in the madhhab and in the conclusive sentence of the piece. But apart from this slight "cheat", she is really a remarkable interpret of this masterpiece.

Asma al-Kumsareyya
dor / Fu'adi Amro 3agib (Ahmad Ashur / Dawud Husni / Kerdan)
Odeon 45605/7/8/9, circa 1907/1908

alshame
04-06-2006, 15:31
= == = = = = ( )=

04-06-2006, 16:20
I like it indeed, although I liked even more her interpretation of Faridi-l-mahasin, probably because I like the dawr itself more than this one. Her voice and her technique sound like (one of) the main source of inspiration of Munira Al-mahdiyah, don't you think so? What is amazing about the baseline on which she chose to sing this dawr is that it's on a lower degree than the one on which Manyalawi interpreted it!

cooldoctor
05-06-2006, 00:11
ياترى هي ليه اختارت اسم الكمساريه
علشان هي فعلا كمسارية يعني محصلة تذاكر في أتوبيس أو حافلة النقل العام
ولا تكون كلمة كمسارية ليها معنى تاني
أفيدونا من فضلكم

Najib
05-06-2006, 14:35
Thanks for the dor.

What is the maqam Kurdan?

What is the difference from Rast?

fredlag@noos.fr
05-06-2006, 16:54
Maqam Kerdan is the same scale as maqam rast, but in the early 20th century practice, the term "rast" was often use to actually mean suznak. The term kerdan also usually implies that the upper part of the scale will be developped.
There is another ambiguity concerning this name : in early 20th century sources, the term "kerdan" is often used to describe pieces that could more accurately be labeled as dilnishin/dilinshin (saba/husayni, higaz/kerdan), in which the opening sentence is saba/husayni and the ending melodic sentence and qafla are rast/nawa or rast/rast. For instance, Hamuli's dor "Eshna we shofna senin", followed by Uthman's "Bustan Gamalak", and the many mawawil sung in this combination, are always described as dor kerdan, and the term dilnishin/dilinshin is unknown to pre-1932 Egyptians. It is interesting to note that this maqam dilinshin is often used in adwar and mawawil but *never* in qasa'id 3ala al-wahda.

more details in French, from my dissertation :

Famille rst.

Dans le cas o la mlodie exige de descendre sous la fondamentale, ce sont les degrs du genre rst sur yakh qui sont utiliss. Si l'chelle fondamentale du rst est la mme pour tous les thoriciens, Shalfn remarque que le genre nahwand sur naw est utilis dans la descente, ce qui correspond en fait un phnomne d'attraction mlodique. Les basraf "Rst Tatiys" et "Rst Asim Bey" furent au dbut du sicle les deux pices instrumentales les plus joues dans ce mode. Dans la pratique vocale, le mode rst est utilis en concurrence avec ses variantes, rarement sous sa forme pure. C'est sous sa forme rst kardn qu'on le rencontre le plus souvent: l'chelle est peu prs identique -bien que le degr buzurg soit un peu lev, prs d'un rst balad, mais la mlodie explore prioritairement le registre aigu, ne concluant que finalement sur le degr rst.

Dans les compositions ou les improvisations modulant dans les registres medium et grave, ce sont des drivs de l'chelle de rst qui sont employs, comme le suznk, que l'on rencontre en Egypte jusque dans l'adn shar, l'appel la prire. L'chelle de suznk est une pomme de discorde entre les diffrents analystes, et rvle en fait une volution du genre higz entre la fin du XIXe sicle et les premires dcennies du XXe sicle. Pour Muhammad Dhkir Bey, le suznk est constitu, partir de naw, des notes: sr, awg, kardn, muhayyar, sunbula. Khula indique les mmes degrs, tout en prcisant que le degr sr est un synonyme de tik hisr. Il ajoute que la plupart des pices gyptiennes en rst sont en fait composes sur ce mode. Shalfn conteste violemment l'emploi du degr awg dans son article d'analyse du suznk, dans la Rawdat al-Balbil, et condamne ses prdecesseurs sans les nommer: c'est pour lui le degr nim mhr <notre mhr moderne> = Fa Dise qu'il faut utiliser. D'autre part, il dfinit le degr sr comme un nom donn par certains au degr hisr: c'est donc un genre higz "tempr", avec des intervalles correspondants 1/2-3/2-1/2 qui est utilis par Shalfn, tandis que des auteurs plus anciens, ou plus turquisants, pronaient l'utilisation du genre higz gharb (higz trange), terme qu'ils n'emploient videmment pas encore, puisque cette appelation moderne dsigne une forme ancienne de ce genre.

L'antcdence du higz gharb par rapport au higz "normalis" est affirme en 1935 par Muhammad Mahmd Hfiz:

"Le genre higz originel est compos des intervalles 3/4-5/4-1/2, car il tire son origine du bayyt dans le quel le degr gahrkh est transform en higz. Si l'on utilise le degr kurd, il faudrait en fait parler de higz kurd, mais du fait que ce dernier est plus agrable l'oreille (atrab), il est d'emploi courant parmi les contemporains, au point d'avoir effac l'ancien higz <...> Le higz employ notre poque, lequel contient un intervalle quivalant 6/4 de ton, est une nouveaut qui n'a aucune existence dans les ouvrages thoriques classiques".

Le terme "higz gharb", d'emploi courant chez les praticiens contemporains, semble tre un nologisme dont il est impossible de dater l'apparition. On remarque qu'il est dj employ par D'Erlanger en 1949 dans le volume de "La musique arabe" consacr aux modes... Comment dpartager Khula et Dhkir Bey, qui dcrivent une chelle correspondant la thorie ottomane et la thorie arabe classique, et Salfn, qui vise la normalisation des intervalles, ne concevant qu'une seule catgorie de seconde neutre, de type 3/4 de ton? Les pices enregistres au dbut du sicle montrent une alternance entre entre les deux formulations du suznk, certaines laissant clairement entendre une quinte juste entre skh et awg, d'autres se rapprochant d'un higz normalis. Notons que la transposition de suznk sur le degr gahrkh tait fort frquente, permettant au voix des tnors un brillant difficile exprimer dans le registre medium.

Le terme "maqm rst dilnishn" ne semble pas avoir t usuel chez les musiciens gyptiens, qui nommaient galement "kerdn" (kardn) la construction modale dans laquelle un genre sab est plac sur le degr husayn. Ce procd aurait t introduit dans la musique cairote par Abduh al-Hml suite l'un de ses sjours Istamboul, et employ pour la premire fois dans le dr "eshna w shofna senn", suivi par Muhammad Utmn dans "bustn gamlak". Le mode dilnishn est utilis dans les adwr et dans certains layl et mawwl, mais ne semble pas avoir t exploit dans l'interprtation des qas'id.

Par contre, le maqm srak (ou suzdilr) n'est mode principal dans aucun dr, mais c'est une couleur frquente dans les qas'id improvises, mesures ou libres. Quant au mode nayrz rst, si son nom semble trangement absent des ouvrages gyptiens du dbut de sicle, et n'apparait que dans la recension de du Congrs en 1932, il est pourtant une couleur d'emploi trs frquent aussi bien dans les adwr o il reprsente une variante de suznk (un higz tellement gharb qu'il en devient bayyt), que dans certaines qas'id.